Dans la rue proprement dite, en face de la maison, existe un jardin clos d'un mur percé d'une porte et d'une niche. Dimensions de la porte: 1,85 m (sous voûte) de haut; 0,88 m (d'ouverture) de large.

Dimensions de la niche : 1,45m (sous voûte) de haut ; 1,30 m (d'ouverture) de large.

Dans la niche subsistent trois socles de pierre qui supportaient autrefois trois statues, actuellement disparues. J'ai le souvenir précis d'avoir encore vu il a une dizaine d'années les fragments informes desdites statues.

J'ai recueilli sur cette fontaine une tradition orale intéressante. Plusieurs personnes m'ont rapporté l'utilisation de cette fontaine à des fins de diagnostic, voire de pronostic, des maladies humaines. La technique de consultation consistait à jeter sur l'eau de la vasque la chemise du malade et à observer sa submersion ; la partie du vêtement qui s'enfonçait d'abord était réputée correspondre à la région malade. Et on pensait que si toute la chemise disparaissait dans l'eau, l'issue du mal était fatale.

1988 * 1998 : Déjà dix ans de la vie de l'A.G.R.E.P.E., et une nouvelle croisade :

Puisque les pierres de la niche existent toujours, pourquoi ne pas trouver un endroit, pour rétablir dans un lieu accessible au public cette pièce importante de notre patrimoine local ?


2°) L'histoire, le folklore

L'abbé Jacques CHOUX, éminent historien, a étudié le culte des eaux et ses survivances dans le christianisme, et ce texte nous dit combien ces croyances entretenues par nos ancêtres viennent du fond des âges. Et, ajouterais-je, combien il serait légitime, de conserver cette niche et de la restaurer, puisqu'elle abritait les trois saints vénérés des anciens gondrevillois.

Le culte des eaux dans la cité des Leuques et ses survivances dans le christianisme

par l'abbé Jacques Choux - 1949 -

Pour les Gaulois, (c'est-à-dire l'élément indigène et stable de la population de la Gaule, qui occupait le pays avant l'arrivée des Romains et qui constituera encore la masse du peuple après les invasions barbares), les sources, les rivières, les lacs, servaient de résidences aux divinités, ou peut-être plus exactement, l'eau elle-même était divine, et digne de recevoir un culte religieux. Mais comme ce culte devait bien se localiser, ce sont des sources, des lacs et certains cours d'eau qui en étaient plus particulièrement l'objet.


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